Le pétrole irakien au cœur de la stratégie

du parti Baath et de la Résistance

Déclaration du Parti socialiste Baath arabeUne nation arabe avec une mission éternelle – Unité, Liberté, Socialisme!

- Dignes Irakiens

- Fils et filles glorieux

de la nation arabe

- Camarades baathistes

et partisans de la Résistance

Ces jours-ci, il y a trente-deux ans, la direction du parti Baath et de la politique nationale, avaient signifié aux compagnies occidentales des cartels du pétrole que l’Irak avait un droit absolu sur le pétrole irakien. À cette époque les Irakiens, le Moyen-orient et le Monde (en particulier les compagnies pétrolières et les centres décisionnels impérialistes du Royaume-Uni et des États-Unis), vivaient à la cadence des mesures responsables et inflexibles, prises par le parti Baath et la direction irakienne, en procédant à la mise en exécution de leur avertissement. À cette époque beaucoup de compagnies, de pays et de régimes arabes - gardiens du pétrole dans la péninsule arabique et le Golfe -, et même de partis communistes arabes, étaient certains que le Baath soit hésiterait, soit ne mettrait pas à exécution son avertissement de 1972. Le jour même, du 1er juin, la nationalisation historique - comme promis par le parti Baath - s’est effectuée conformément au plan préparé, basé sur l’expérience concrète politique, économique et sécuritaire du parti Bath et du peuple irakien qui ont assuré le succès de cette opération nationale, patriotique et progressiste. Le 1er juin 1972 était un tournant décisif, un début prometteur et un défi constant, préparé, lancé et soutenu par le parti Baath, au cours duquel le pays a poursuivi son développement, établi une vraie indépendance nationale, partagé avec frères et amis pour bâtir la puissance, définir et protéger l’identité arabe du pétrole irakien.

La nationalisation du pétrole, en application de l’idéologie pan-arabe et socialiste du parti Baath ainsi que la mise en œuvre des politiques, sociale, économique et de défense, dans la poursuite de ses objectifs stratégiques et à long terme, a donné lieu à des batailles constantes contre le sectarisme rétrograde arabe, l’impérialisme international, et le racisme sioniste. C’est une vérité indéniable, maintenant que la bataille bat son plein contre l’invasion et le pillage armé du pétrole par l’impérialisme étasunien et ses complices, avec le soutien de puissances religieuses, de régimes arabes rétrogrades et de l’état sioniste. Ici nous affirmons comme suit:

1 - Le pétrole irakien avec son identité nationale et arabe a été et restera toujours au cœur du conflit.

C’était le cas dans la première confrontation dans le conflit qui a suivi la nationalisation du pétrole, avec le Shah d’Iran, gendarme du Golfe, rôle qui lui a été attribué par l’impérialisme étasunien, dont il servait les intérêts et exerçait la volonté, le lendemain de la chute de Mossadegh.

C’était un point de dispute et de rivalité politique, entre les états rétrogrades de la péninsule arabique – le régime saoudien en particulier – qui concernait le prix du baril, la production et le rôle de l’OPEP.

Celui-ci se situait dans une région de rivalités, dans le cadre de la guerre froide bipolaire, où il fallait avoir une vision politique et prendre des décisions indépendantes par rapport aux conflits dans le sous-continent indien, aux conséquences de l’échec des saoudiens à établir une Coalition islamique, ou à la position à prendre vis à vis de la révolution communiste en Afghanistan et au soutien des pays arabes aux États-Unis et à leurs moudjahidin.

C’était aussi une scène de rivalités entre la positon nationale pan-arabe et quelques-uns des états arabes en manque de ressources suite à la guerre d’octobre 73 et les arrangements connus de la sortie de l’Égypte de la lutte arabo-sioniste.

C’était au coeur de la lutte militaire contre les desseins du régime iranien de Khomeyni et de ses projets d’occupation des îles actuellement occupées par un état du golfe allié et soutenu par les étasuniens, qui a aidé et assisté ces derniers a assurer leur hégémonie sur le pétrole du golfe.

2 - Le pétrole irakien avec son identité pan-arabe et nationale utilisé pour le développement d’une base scientifique et technique était et le restera:

un moyen, un objectif de lutte et un défi, soutenus et adoptés par l’Irak conformément à la stratégie baathiste de développement technique et industriel, mettant en pratique la politique légitime de développement des industries militaires.

l’objectif des impérialistes étasuniens de contourner, contenir et frapper l’Irak et sa direction politique, son programme indépendant et autosuffisant, par le moyen de la rébellion réactionnaire kurde au nord de l’Irak ou par le rôle joué par la famille Al Sabbah au Koweït qui délibérément abaissait les prix du baril ou noyait le marché du brut le lendemain de notre victoire décisive sur l’Iran khomeyniste.

une cible des impérialistes étasuniens dans la période du pétrole à prix bas, faisant passer aux Nations unies des résolutions fondées sur des mensonges qui pendant 13 ans ont frappé le pétrole irakien simplement pour son identité politique indépendante pan-arabe orientée vers le développement. Les états-Unis ont échoué dans leur tentative d’utiliser le pétrole pour affamer le peuple irakien avec l’inique boycott. Entre temps le pétrole fut pour le Baath une opportunité pour entreprendre des défis extraordinaires en utilisant les revenus de cette richesse nationale en première priorité pour la construction et le développement en Irak, brisant ainsi les plans des états-Unis et les forçant d’accepter les conditions irakiennes de signer le mémorandum d’entente avant l’abrogation de la résolution 1284 de l’ONU.

3 - Le pétrole saisi et les pilleurs armés étasuniens sont et resteront la cible légitime et permanente des actions de la Résistance pour la libération de l’Irak et la défaite les envahisseurs.

Le pétrole irakien, partie indivisible de la patrie irakienne occupée et cible inatteignable de l’impérialisme étasunien, a été depuis la courageuse décision de le nationaliser, une possible stratégie de défense nationale. Maintenant, pour la Résistance, celui-ci est devenu une cible stratégique programmée et définie. C’est dans cet objectif que l’extraction, la production, les routes de transport et les terminaux ont été attaqués dès les premiers mois des opérations de résistance.

L’envahisseur croyait que l’occupation lui aurait permis de se servir du pétrole irakien pour ainsi compenser les gigantesques pertes matérielles dues à son agression. La résistance armée croissante fera que sûrement il échouera et il perdra. Les directions du Baath et de la Résistance ont juré de rendre les desseins étasuniens sur le pétrole impossibles et de lui infliger une défaite totale et complète.

La bataille pour nier à l’occupant une prise sur le pétrole fait partie de la bataille de libération nationale, ainsi l’utilisation de tout moyen et de toute forme, légitimes de combat pour atteindre cet objectif resteront ouverts. La résistance armée, au fur et à mesure qu’elle s’accroît et se développe, emploiera tous les moyens militaires et techniques pour empêcher l’occupant de voler le pétrole irakien et d’utiliser les revenus, quelle que soit la structure, avec quiconque et sous quelles circonstances que ce soit, au niveau national aussi bien qu’international.

Sur cette base, tous ceux qui collaborent avec l’occupant, qu’ils soient employés, marchands, intermédiaires, qu’ils soient Irakiens, Arabes ou non-Arabes seront surveillés et ciblés sans hésitation.

Il n’y aura pas d’autre avertissement, et ceux qui se sentent concernés devraient reconsidérer leur position. Les employés, les techniciens et les ingénieurs sur les sites d’extraction et le long des routes de transport, dans les terminaux et les bureaux du secteur pétrolier, devraient commencer à suspendre leur travail, quitter leurs postes et se joindre à la résistance, et que chacun selon sa position technique et administrative doit empêcher les occupants de voler le pétrole irakien.

4 - Le pétrole irakien sera un facteur actif qui conduira à l’échec le projet impérialiste étasunien en Irak et dans la région.

L’approfondissement et l’aggravation de l’impasse où se trouve l’occupant, suscitée par la Résistance armée et ses actions organisées et exécutées, sont une démonstration face à laquelle ne peut pas se comparer le programme électoral limité présenté par l’agressive administration étasunienne. Face à cette impasse irakienne, comment obtenir un quelconque succès, tel que l’amélioration de la situation économique des états-Unis ou leur connexion avec les marchés pétroliers internationaux lorsqu’il s’agit de baisser ou de contrôler le prix du pétrole?

L’administration étasunienne essaye d’utiliser le rôle comploteur des traditionalistes saoudiens dans l’OPEP, qui en augmentant la production du pétrole brut, détruirait ainsi le système des quotas convenu entre les états membres avant les élections aux é-U dans l’espoir que cela fera baisser son prix. Celle-ci toutefois sera une entreprise dangereuse sans aucune garantie de succès, à un moment de crise où le chaos sécuritaire dans la région est prévisible et plus particulièrement en Arabie saoudite. L’opposition en Arabie saoudite grandit et souvent il y a des cas d’opérations armées. Le facteur du pétrole saoudien sera très sensible à toutes les actions militaires de l’opposition dans les régions de Nadj et de Hijaz et aussi dans le secteur de Al Ihsaa.

À la prochaine rencontre du G8, le 8 juin, l’administration étasunienne aura à défendre sur le plan international ses politiques globales commerciale, technique et financière, y compris sa perte de contrôle du prix du baril en dépit de son hégémonie sur le pétrole du Golfe, son occupation de l’Irak et le braquage de son pétrole. Les États-Unis auront aussi à expliquer leur échec dans la guerre internationale contre le terrorisme qui coûte au G8 une énorme charge financière et sans qu’il y ait en contrepartie des résultats tangibles. Au contraire, la terreur s’est établie dans ces pays où on la ressent plus que jamais.

L’impasse actuelle des états-Unis en Irak et dans la région, la pression due à la hausse du prix du pétrole, pourraient amener les États-Unis à entreprendre des opérations qui cibleraient les champs pétrolifères les plus proches, tels que ceux du Venezuela, soit par une invasion, soit par un coup d’état militaire utilisant à cet effet des mercenaires.

C’est ainsi que le parti Baath a mis le pétrole irakien au cœur de sa stratégie économique et de développement, définissant son identité sur le plan national et pan-arabe pour servir les intérêts politiques irakiens et pan-arabes, en renforçant les relations irakiennes et arabes avec d’autres nations sur la base des intérêts mutuels. Voilà comment le parti Baath et la direction de la libération et de la résistance ont mis le pétrole irakien dans le projet politique et stratégique comme un objectif pour la libération de l’Irak et l’expulsion des envahisseurs.

Bureau d’information et de publication du

Parti socialiste baath arabe

Irak le 13 mai 2004

Traduction par l'équipe de al-Moharer


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