Dans un premier message passé de façon clandestine de la prison et publié par "Al Majd" et "Al Moharer"..*
Taha Yassine Ramadhane, raconte les détails de son imprisonnement, les tortures subies, et les sessions-interrogations-tortures entre les mains US.
* Les gangsters de l'Union kurdistanie ont attaqué mon foyer à Mossoul. Ils ont pris en otage mon enfant !
* Les sessions-interrogations-tortures US se sont concentrées sur lieux où se trouvait son Excellence le Président Saddam Hussein. Je leur répondais toujours: "Je ne sais pas !"
* Lorsque j'étais sur le bord de la mort, du fait des tortures, ils me dîrent :"Non ! Jamais on te laissera mourir, plutôt, nous te conduirons à la mort et de là nous te ramenerons."
* J'ai dit à mes enquêteurs-bourreaux US: "Vos tortures sont dix fois plus horribles que celles que j'ai enduré à l'époque de Abdelkarim Kassim et d'Abdelsalam Arif.
* Un interprète US d'origine arabe me sauva la vie. Il me passait de temps en temps et en secret de la nourriture.
* Ils me demandèrent de collaborer avec eux pour détenir son Excellnce le Présdent Saddam Hussein, contre ma libération ; lorsque je refusai, ils me dîrent: "Tu vas rester ici pour toujours !"
Les Magazines "Al Majd" et "Al Moharer" sont très honorés d'être le siège de confiance des symboles du Leadership légitime irakien détenu, et d'être élus comme tribunes pour s'adresser à l'opinion arabe et étrangère.
Et comme son Excellence le Président Saddam Hussein avait déja envoyé à travers l'avocat Khalil al Doulaimy, ses salutations et son appréciation à ces deux tribunes arabes nationales, Mr. Izzat Al Douri, son député, le Commandant de la Victorieuse et Glorieuse Résistance Irakienne, les avait, lui aussi, choisis en tant que premier Média pour parler au peuple arabe, après un long silence et une totale clandestinté.
Aujourd'hui, le Leader détenu Taha Yassine Ramadhane, le Vice-Président légitime irakien, a choisi "al Madjed" et sa jumeau "al Moharer" pour envoyer le premier message qu'il a pu passer de façon clandestine de derrière les barreaux pour publication et pour faire ainsi connaître les méthodes, les procédés et les techniques horribles de tortures dans lesquelles, les US, excellent, afin de mettre à nu leurs menonges concernant, la justice, la démocratie et les droits de l'homme.
Voici le texte intégral de ce message, o combien émouvant, écrit par le Vice-Président emprisonné.
Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux..
"Très certainemement, Nous vous éprouvons par un peu de peur, de faim et de diminition de biens, de personnes et de fruits. Fais la bonne nouvelle aux endurants, ceux-là mêmes lorsqu'atteints d'une épreuve, ils proclament: "Nous somme pour Dieu et vers Lui nous retournerons."
Dieu est véridique en Sa parole.
Il y a quelques semaines, vous avez pris connaissance de ma lettre dans laquelle j'exposais les souffrances endurées par les prisonniers et les détenus et le non respect et le mépris des autorités US, pour les Conventions de Genève et en particulier la troisième et la quatrième Convention concernées et j'avais mentionné les tortures physiques dont nous avons été victimes surtout durant les premiers 22 jours. Et puisque j'en avais parlé à plus d'un enquêteur US et à la Croix Rouge durant la première visite qu'ils ont entreprise auprès de nous, leur relatant en long et en large les détails de ces tortures autrement bizarres ; j'ai trouvé convenable de m'addresser, ici, à tous les intéréssés et surtout à ceux qui attachent une importance particulière aux droits de l'homme, et à toutes les personnes de bonne volonté de notre peuple et de notre Nation en leur exposant quelques détails de ces tortures pour qu'ils en soient informés et au travers de tout cela être bien conscients de la profonde haine et de la rancune que détiennent les US contre tout arabe musulman loyal à sa patrie et à sa nation et qui refuse la servilité et la collaboration, et qui est conscient de la sécurité de ses frères et est fier de sa dignité.. Pour que vous puissiez de même, découvrir leurs intentions perfides eu égard de notre peuple et de notre Nation. Ce qui se déroule actuellement sur le sol d'Irak, comme déchirement du pays, divisions sectaires et encouragement du racisme, ne sont en fait qu'un exemple haut en couleur et un model qui reflète sans ambages la vision US pour tout ce qui est Arabe..Il faut en être conscient et s'en rendre compte afin que chacun prenne ses responsabilités par rapport à ce qui se passe en Irak.
(22 jours dans un camp de vacance US) est le titre que j'ai choisi pour la période des tortures pratiquées à notre encontre durant cette période et j'essaierais dans la mesure du possible, d'être bref, car de terribles choses ont été entreprises durant ces 22 jours couvrant des méthodes variées de tortures physiques et morales et la nature des questions posées au commencement de chaque sessions de tortures pratiquée pendant des heures.. Quant aux détails nous les laisserons cette fois pour en parler en son temps si Dieu le veut.
22 jours dans un camp de vacances US
La période se situant entre le 17/8/2003 et le 9/9/2003 a été pour moi une révélation où j'ai touché de très près et mesuré la profondeur du sentiment humain et le respect des droits de l'homme grand ou petit homme ou femme chez les US, vu au travers le prisme de ce que nous entendions et de ce qui pourraient entendre les frères, ceux-là mêmes qui sont en dehors des camps d'emprisonnement, des médias US concernant les soit disant valeurs et principes y compris la défense avec tous le moyens possibles, des droits de l'homme dans le monde, après que les US aient occupé l'Iraq ce pays souverain sans aucune légalité en se servant du mensonge des armes de destruction massives. Aujourd'hui les US prétendent défendre les droits de l'homme et l'établissement de la démocratie en Irak pour qu'il devienne - disent-ils - un pays-phare dans la région.
Ici, je voudrais exposer à mes frères un exemple, il n'est pas le seul, hélas ! et dont nous avons été victime dans la période entre le 17/8/2003 et le 9/9/2003 et qui concerne les méthodes et les styles de respect des droits d'un homme de soixante cinq ans ayant occupé différentes hautes positions et jouissant d'un passé sur le panl irakien et arabe et ce depuis au moins quarante ans.
J'avais dit une semaine après ces évenements à un enquêteur US ou plutôt à deux des enquêteurs US, que les tortures que j'ai subies auprès de chez eux, à l'âge de soixante cinq ans, sont dix fois plus horribles que les tortures que j'ai subies personnellement et trois fois de par le passé durant les époques de Abdelkarim Qassim, et Abdelsallam Arif alors agé de 20, 24 et 25 ans ; pour que vous soyez au courant de l'horreur des tortures modernes US à l'aube du vingt et unième siècle.
Voici les détails des tortures endurées tout au long des 22 jours consécutifs dans ce Camp de vacances US. Cette fois ce camp de vacances US se trouvait en Irak dans l'enceinte de l'Aéroport international de Bagdad après que l'Irak ait été sous tutelle et sous occupation militaire US.
Le 17/8/2003 autour de dix heures du soir alors que j'étais avec mes enfants dans un quartier résidentiel de Mossoul, la fière cité au minaret penché appelé al Hadbaa, ville de ma naissance, ma maison fût encerclée par des traitres du Parti de l'Union Kurdistanie qui se sont introduits dans mon foyer capturant mon jeune fils qui avait à l'époque onze ans et menaçaient de l'assassiner si je ne m'étais pas présenté, leur demandant de le laisser tranquille.
Après qu'ils m'aient conduit dans un lieu tout proche pillant tout ce dont je possédais y compris ma montre, une bague de fiançailles et un collier en or, un véhicule blindé US a fait son apparition et je leur étais livré. Le blindé s'est dirigé promptement en direction de l'aéroport de Mossoul et du blindé on m'a transféré dans un hélicoptère. Une fois les mains menottées derrière le dos ainsi que des entraves aux pieds, et me bandant les yeux ils ont mis un long sac sur la tête et je fus lié de cette façon au siège de l'hélicoptère par la poitrine et les pieds alors que quatre gardes se tenaient autour de ma tête car je pouvais distinguer leurs voix. L'avion a décollé pour Baghdad et je crois bien y être arrivé à deux heures du matin vêtu de mon seul dichdacha. Immédiatement après que l'avion ait atterri, et après avoir délié mes pieds et gardant mes mains menottées derrière le dos et les yeux bandés, ils m'ont amené à quelques vingt mètres de là, enlevant mon bandage et le sac qui se trouvait sur ma tête ; je me trouvai alors dans une pièce avec quatre officiers et deux militaires US accompagnés d'un interprète qui portait l'uniforme militaires US, l'un d'entre eux portait en sa main un tube en aluminium. Ils m'ont immédiatement intimé l'ordre de: "Agenouille-toi !" Je leur dis alors :"Comment ce faire avec les mains menottées derrière le dos ?" Ils défirent mes liens et après m'être agenouillé, ils posèrent une seule question :" Où se trouve Saddam Hussein ?" Je leur répondis :" Je ne sais !" Alors ils commencèrent à me battre avec le tube en aluminium et ils me poussèrent contre le plancher goudronné de la prison et ils m'ordonnèrent :"Rampe !" Cela a duré presque deux heures lorsque je commençais à saigner abondamment des poignets et des genoux. Tous les quarts d'heure, ils répétaient la même question :" Où se trouve Saddam Hussein ? Tu dois nous aider à le prendre !" Lorsque je leur expliquais :" Je ne sais pas !" ce qui était la simple vérité, ils entreprenaient de me frapper de nouveau avec le tube en aluminium et de me donner des coups de pieds sur mes reins. Alors un des officiers dit: "Il ne rampe pas bien, ce doit être son dichdacha qui l'en empêche !" Ainsi un des soldats dégaina sa bayonette et tailla en pièces mon dichdacha le transformant en rubans et me laissant de ce fait presque nu.
Je leur demandai de l'eau à boire et ils dirent :" Tout de suite !" Toutefois ils ne me permirent point de me relever alors que j'étais étendu par terre. Ils soulevèrent ma tête et ils mirent la bouteille d'eau dans ma bouche, lorsque je découvris que c'était de l'eau chaude, je me suis restrains de la boire et je leur dîs :"J'ai besoin de l'eau froide !" Ils me répondîrent: "Tout de suite !" Je découvrîs alors que l'on me versait sur le dos et le corps une bouteille d'eau glacée ce qui a produit chez moi un frisson et un tremblement étranges tout en suant de façon abondante. Ils dîrent :" Voilà l'eau froide ! Il en sera ainsi parce que tu refuses de nous dire où se trouve Saddam Hussein !"
Deux heures plus tard ou quelque chose comme ça, ils me mîrent debout et posèrent le sac sur la tête après m'avoir bandé les yeux, et menotté les mains, ils me conduisîrent à une autre pièce à quelques pas de là et je sentîs que les quatre enquêteurs-tortionnaires étaient partis et qu'il y avait d'autres gardes que j'ai (reconnus) à cause de leur voix. Lorsque je voulûs m'assoir, ils m'en empêchèrent et ils me demandèrent de faire les mille pas en avant et en arrière dans la cellule. A chaque fois je me cognais contre le mur car je ne voyais rien et je ne pouvais palper de mes mains menottées et liées contre mon dos. Cette situation a duré pendant plusieurs heures et m'a conduit à ne plus pouvoir sentir la plante de mes pieds. J'ai demandé à aller aux toilettes. Personne ne me prêta attention, alors qu'un temps assez long s'était écoulé depuis ma détention, le transfert en avion, et les tortures. Quelques dix heures en fait ! Et du fait de ma perte de connaissance, l'urine s'est libérée et s'est écoulée de moi alors que j'étais debout. Lorsque les soldats US se sont aperçus de cela, ils se précipitèrent immédiatement sur moi, me jettèrent à terre et commencèrent à me traîner par le cou sur mon urine en avant et en arrière et à plusieurs reprises alors que j'étais tout nu comme je l'ai déjà dit, et mon dichdacha taillé en pièces, jusqu'à ce que mon urine soit asséchée par mon propre corps, et là j'avais presque perdu connaissance.
Après ils me demandèrent de me tenir debout. Et après plusieurs longues minutes de grands efforts, je pouvais à peine me mettre debout, les soldats US refusant exprès de m'aider à se tenir sur mes pieds.
Ils me forcèrent de continuer à marcher et de faire les mille pas. Une heure plus tard, ils me conduisîrent aux toilettes ils m'y introduisîrent et enlevèrent le sac qui se trouvait sur ma tête mais ils ne défairent point les liens de mes mains. Ainsi je ne pouvais rien faire, ils me retournèrent vers ma cellule sans que je sois en mesure de répondre à mes besoins naturels ayant les mes mains menottées et malgré ma demande répétée et mon insistance à ce que mes mains soient déliées. Quelques heures plus tard les quatre enquêteurs US vînrent et comme je l'ai déjà dit, l'un d'eux était un interprète et ils me conduisîrent encore une fois dans la première cellule et ils répétèrent la même question et ils dîrent: "As-tu bien refléchi ? Vas-tu nous dire où se trouve Saddam Hussein pour nous permettre de te libérer ?" Je leur ai assuré que je ne savais point où il se trouvait, et c'était la vérité.
Ils dîrent :" Nous allons te prendre avec nous en avion et tu vas nous indiquer les lieux où Saddam Hussein pourrait se trouver." Je leur répliquais :"Je ne ferais pas cela, parce qu'il n'est pas de ma nature d'agîr de la sorte ! D'autres pourront vous rendre un tel service. En tout état de cause je ne sais pas où il pourrait être, ou les lieux où il pourrait se trouver !" Ils continuèrent de me demander de rester agenouillé par terre et de ramper en avant et en arrière comme auparavant. J'ai été exténué et je commençais à respirer difficilement au point de considérer que mon heure était arrivée. Alors je levai le doigt et je prononçai la Chahada (La ilaha illa allah ou Mohammed Rasulu allah - Témoignage que chaque Musulman énonce chaque fois qu'il se trouve en danger de mort - note du traducteur) De ce qu'il m'a apparu, l'interprète expliqua à mes geôliers de quoi il en était question. Soudainement l'un des soldats se jetta sur moi et mis son pied sur mon doigt pour l'écraser si fort au point de le briser et de l'aplatir alors que mon doigt était blessé et saigant abondamment, et il dît :"Ne fais pas ça ! Nous n'allons pas te laisser mourir, plutôt nous allons te mener au bord de la mort et de là nous allons te faire revenir et ainsi de suite jusqu'à ce que tu fasses ce que l'on te demande, parce qu'il y d'autres que toi qui ont déjà accepté de collaborer sans qu'on les torture et de leur plein gré, évitant ainsi l'état dans lequel tu te trouves !" Je leur répondis: " Quelle collaboration cherechez vous et qui sont les collaborateurs dont vous me parlez ?" Ils mentionnèrent deux de nos frères que je trouve inapproprié de révéler ici, et ils dîrent: "Collabore avec nous ! Réponds aux questions qui te sont posées ! La première est la suivante: " Tu nous aideras à détenir Saddam Hussein parce que tu es son adjoint, tu est proche de lui et tu es son camarade depuis plus de quarante ans !" Je leur dis :"Et si je ne savais pas, et je ne pouvai collaborer, qu'allez-vous faire ?" Ils dîrent !" Tu resteras dans cette situation pour l'éternité!"
Cette situation a continué pendant presque deux heures, alors que le sang continuait à gicler de mes mains et de mes pieds et pendant qu'ils continuaient à déverser de l'eau glacée sur mon corps. Ils me ramenèrent ensuite à la deuxième cellule pour faire les mille pas et marcher en avant et en arrière comme auparavant. Je commençais à perdre connaissance, et je m'écroulai par terre avec force. Les soldats US me demandèrent de me relever tout seul tout en me frappant et tout en proférant des termes bas et tout en excellant dans leur vocabulaire dégradé.
Deux jours plus tard, d'après mes estimations, ils mîrent un sac de nourriture devant moi et enlevèrent le sac se trouvant sur ma tête et me permîrent de voir et dîrent :" Voici ta nourriture !" Je leur répondîs :" Déliez mes mains !" Ils rétorquèrent: " Jamais !" Je leur dît: "Comment pourrais-je donc ouvrir le sac et me nourir!" Ils répondîrent: "Libre à toi! Tu disposes de dix minutes et nous procéderont à te bander les yeux et à te mettre le sac sur la tête !" En effet, cela a été éxecuté et je ne prîs aucune nourriture. Quelques heures plus tard vînrent les quatre, je veux dire les trois enquêteurs -geôliers accompagné de leur interprète et me dîrent :" As-tu mangé ?" Je leur répondîs:" Non ! je ne pouvais ! Aussi je ne peux manger ce genre de nourriture ! Si une nourriture indigène est disponible, je vous demanderais un morceau de Khoubz ( pain irakien - note du traducteur), une tasse de thé ou un oeuf à la coque! "Ils dîrent: "C'est notre nourriture! Tu dois en manger si tu veux!" L'interprète commença à ouvrir l'une des boites de conserves et essya de me mettre la nourriture dans la bouche, parce que ils refusèrent de délier mes liens, et je me suis restrains de manger, et ils me laissèrent. Cette situation a duré presque trois jours pendant lesquels je ne pouvais m'asseoir et l'on m'obligeait toujours à ramper par terre et à faire les mille pas en allant et en revenant sur place. J'étais exténué ! Ils m'avisèrent que j'avais le droit d'aller aux toilettes tous les 24 heures uniquement. Ils mîrent une petite bouteille d'eau 3/4 de litre dans ma cellule, pour boire et pour me laver lorsque je partais aux toilettes. Ainsi durant les 22 jours je n'ai pu me laver ou mettre une goutte d'eau sur le visage ou sur le corps.
Le quatrième jour, ils me conduisîrent à un nouvel emplacement à quelques pas de ma cellule. Ils enlevèrent le sac de dessus de ma tête et je me vîs en face d'autres enquêteurs différents des quatre criminels précédants. Ils étaient quatre accompagné d'un interprète, d'origine arabe et venant précisément de la ville de Haditha, de nationalité US et portant l'uniforme (militaire) US. Cette fois ils me fîrent asseoir sur une chaise alors qu'ils étaient eux mêmes assis sur des chaises et ayant des tables pour écrire. Ils me parlèrent normalement et ils posèrent tout d'abord la même question concernant le lieu où le Président Saddam Hussein pourrait se trouver mais cette fois en ajoutant des détails de la sorte de quand, comment et avec qui je l'avais rencontré la dernière fois. Cet interrogatoire a duré presque deux heures sans succès aucun. Ils me ramenèrent à ma cellule et je continuai à faire les mille pas allant et venant.. Le jour suivant, je rencontrai aussi ce même comité d'enquête. Cette fois ils voulûrent savoir où et comment j'avais disparu durant les quatre derniers mois. Ils essayèrent de savoir qui avait coopéré avec nous ou qui nous a aidé à nous cacher. Et ils ont échoué. Ils me ramenèrent alors à ma cellule et durant je crois, une semaine, j'ai subi les mêmes tortures et trois sessions d'interrogation avec ce nouveau comité d'enquête? Ajoutons à cela l'enquête du premier comité et ses méthodes de tortures, dont les détails ont été mentionnés plus haut.
Un jour j'ai été surpris par l'arrivée de l'un du gang des quatre, celui là même qui portait un tube en aluminium, car je ne pouvais oublier sa tête, il me dit: "Tu peux maintenant t'asseoir, mais tu ne pourras pas te coucher. Lorsque je m'assîs au coin de ma cellule, comme si je changeais d'état, car j'étais oh combien exténué, je m'endormai de suite. Toutefois le soldat US me réveilla immédiatement et ainsi de suite, chaque fois que je m'endormai, les gardes me réveillaient.
Ce jour là ils me permirent de m'asseoir par terre. Ils me transférèrent à la cellule où il fallait ramper et où j'étais battu et ils me posèrent cette autre question étrange concernant le pilote US abattu durant l'aggression de 1991, dans le désert irakien. Ils dîrent :" Il est vivant et est emprisonné chez vous et tu dois nous dire où est-il ?" Je leur dîs :"Je ne sais rien sur ce sujet." Et ils continuèrent les tortures, à me battre et m'obliger à ramper. Cela a duré presqu'une autre semaine. Je ne voudrais vaiment pas vous accabler de ce récit. Mais la routine des trortures continua sans relâche. A la fin de la semaine ils commencèrent à me poser une troisème question. "Dis-nous," me demandèrent-ils, les noms du commandement de la Résistance Fedayeen à Mossoul et à Bagdad, parce que tu en étais responsable et en premier lieu à Mossoul !" Je leurs répondîs :"Je ne sais rien et je ne suis absolument pas au courant de ce qui se passe, car en effet pendant toute cette période je me cachai et je ne pouvai mouvoir à l'aise." Alors ils commencèrent à me battre et m'obligèrent à ramper comme je l'ai déjà dit et ils posaient des questions à tort et de travers. Ils me demandaient une fois de leur révéler quatre des noms des Résistants, une seconde fois, ils me proposaient de leur révéler deux uniquement et enfin ils dîrent: "Révéle-nous un seul nom, nous ne dirons point que tu l'a divilgué !" Je leur répondîs !" Vous êtes unjustes quand aux tortures que vous m'infligez, je ne suis pas prêt à être unjuste envers qui que ce soit et que je ne connais point pour qu'il soit unjustement conduit devant vous pour que vous le torturiez. Cet interrogatoire a duré pendant cinq jours environ et ils dîrent :"Voilà nous voulons te poser une seule et très importante question :"Si tu collabores avec nous, nous révélant un seul nom, un vrai, nous te laissons en liberté d'ici trois jours." Et ils me laissèrent. Ici je voudrais témoigner pour l'histoire, comment j'ai vécu sans nourriture et sans toucher au sac de nourriture qu'ils me présentaient quotidiennement. Le quatrième ou le cinquième jour, vînt à ma cellule où j'étais obligé de faire les mille pas et de ramper les yeux bandés, l'interprète qui accompagnait le deuxième gang d'enquêteurs, qui était d'origine arabe et me dît: "Pourquoi ne prenez-vous pas de nourriture Monsieur Taha ?" Il me dit ceci littéralement et calmement et ajouta :" Si vous ne prenez pas de la nourriture cela pourrait porter atteinte à votre santé." Il dit cela alors que j'avais les yeux bandé et je lui répondîs :"Cette nourriture m'est indigeste ! Tu connaîs notre nourriture à nous les arabes en Irak, je te pris de m'aider par quelques morceaux de Koubz ou n'importe, si des oeufs à la coque sont disponibles sinon un bout de confiture." Il répondit: "J'ai saisis ce que vous voulez dire !" Effectivement deux heures plus tard, il mrevenait m'apporter deux tranches de Koubz et un bout de confiture dans une petite boite. Chaque jour presque, il venait rapidement me déposer les tranches de Koubz et quelques fois un jus de fruit et un gâteau et ils disparaissait aussitôt. Plus d'une fois il m'apporta une tasse de thé et de disparaîssait vite, après m'avoir salué. Enfin je lui dit :"Jusqu'à quand serais je nu dans cet état ? N'avez-vous point une dichdacha ou quelque chose que je pourrais enfiler ?" Il me dît :" J'essaierais de faire de mon mieux !" Effectivement deux jours avant de quitter ma cellule actuelle, il m'apporta un pardessus bleu de travail, une culotte et une flanelle que je portais de suite.
A la troisième semaine, j'ai été transféré à une autre cellule où ils avaient mis un dochak - matelas- et ils dirent :" Tu pourras t'y coucher. La surface de la cellule étant 1 X1.5 mètres, chaque fois que je me couchais, je devais poser ma tête sur le seuil de la porte et suspendre mes pieds contre le mur. En effet ma nouvelle cellule était beaucoup trop petite pour ma taille.
Durant ces jours je ne distinguai point le jour et la nuit, car l'éclairage électrique était allumé en permanence et étant sans montre personne me disait le jour, les dates ou le temps.
Un jour l'interprète US d'origine arabe vînt, je le trouvais tout joyeux et il me dît: "Monsieur Taha, dans quelques minutes vous allez être transférer dans un emplacement meilleur. Vous pourrez distinguer le jour et la nuit." Je lui dis :"Merci ! Dis-moi quel jour on est ?" Il me répondît :" Aujourd'hui on est le 9/9/2003" Je lui dîs :" Tu veux dire en fait que je suis ici depuis 22 jours;!" Et il s'en alla promptement. Moins de cinq minutes plus tard, en effet, des soldats vînrent et me mîrent des entraves, ils me bandèrent les yeux et me conduisierent à une voiture et dix minutes plus tard nous étions arrivés au camp d'emprisonnement appelé Crowbar et j'ai été livré aux autorités de la prison. Ils enlevèrent le sac noir de par dessus ma tête, ils délièrent les entraves de mes mains et après avoir enregistré mon nom auprès de mes nouveaux geôliers, le gang qui m'accompagnait du Camp de vacances US au Camp d'imprisonnement Crowbar, quitta les lieux. Un autre gang me conduisît, cette fois j'avais mes mains libres, à une cellule. Une des cellules d'isolement du Camps d'emprisonnement Crowbar et qui mesure quelques 6X2 mètre. Elle ne dispose d'aucune ouverture d'aération mais on trouve sur la porte deux petits trous qui restent (en principe) ouverts. Mais en ce qui me concerne, une fois habitué aux lieux, ils scellèrent complétement les deux trous et je restai ainsi pendant trois mois sans la possibilité de rencontrer qui que ce soit des autres frères lorsqu'ils sortaient en groupe pour les exercices habituels. Les gardes, quant à eux, ils m'ouvraient la porte une fois tous les vingt quatre heures, avec une demi heure d'exercices pour moi tout seul, et deux fois par jour je pouvais aller aux toilettes pour dix minutes à chaque fois et de façon erratique. Ils commencèrent de nouveau à enquêter avec moi, et cela dès le deuxième jour de mon arrivée au camp Crowbar.
Je leur demandai, c'est-à-dire aux enquêteurs, pourquoi étais-je isolé des autres et pourquoi l'on scellait les deux trous de la porte, car cela commençait à affecter ma santé, ils me répondîrent :"Tu dois collaborer !" Cette question à elle seule demande un long discours et une longue explication. J'espère pouvoir un jour le faire. Dans le Camps Crowbar commencèrent alors les tortures morales après avoir subi les tortures physiques et corporelles en le camp de vacance US.
Ici, vous me permettrez d'arrêter et veuillez m'excuser pour avoir pris autant de temps et ceci sans mentionner de terribles détails des méthodes de tortures, des termes bas et des vocabulaires dégradés que j'entendais de la part des soldats et des officiers US. Ajoutona à cela les coups de bâtons et de toyaux contre ma porte qu'ils faisaient claquer jour et nuit, la musique assourdissante et effrayante, les bruits d'animaux et de chiens sauvages que j'entendais sans relâche nuit et jour, avec l'effet et l'influence que tout cela peut avoir et qui ne sont pas moindres des tortures physiques et corporelles. Tout ceci était pour vous mettre au courant et vous faire connaître le niveau de développement et du progrès fait dans le domaine de la torture chez le plus grand pays au monde qui prétend défendre les droits de l'homme dans le monde et qui menace qui que ce soit sous prétexte de porter atteinte aux droits de l'homme et de tortures et qui e ne cesse de parler de démocratie.
Traduit de l'arabe par Abu Assur – www.al-moharer.net